Étude de cas · Dératisation · Paris 1er
Une boulangerie de Montorgueil envahie de souris… malgré un contrat en cours.
Les appâts étaient mangés, mais les souris toujours là. Récit d'un chantier compliqué — labo dans des caves voûtées — qu'on a fini par assainir en six semaines.
Quartier Montorgueil
Boulangerie · HACCP
Capture sans poison
80 souris en 15 jours
On a été appelés par un boulanger du quartier Montorgueil, en plein Paris 1er. Il avait déjà un contrat de dératisation depuis plusieurs années avec une autre société — mais le problème ne partait pas. Et quand on est arrivés, on a tout de suite compris pourquoi.
L'entreprise précédente traitait uniquement aux anticoagulants. Sur le terrain, le constat était parlant : les appâts étaient systématiquement consommés… mais la pression des rongeurs ne baissait pas d'un cran. Autrement dit, on nourrissait les souris sans jamais reprendre la main.

Pourquoi c'était un cas compliqué
Une boulangerie installée dans des caves en pierre, ce n'est pas un appartement. Ici, plusieurs facteurs jouaient contre nous :
- Des accès potentiellement partout. Le laboratoire est bâti dans les anciennes caves voûtées de l'immeuble : autant de passages possibles vers les égouts et les caves communes.
- Des équipements impossibles à déplacer. Chambres froides, frigos, fours scellés au sol : impossible de tout démonter pour atteindre et reboucher chaque trou.
- Une concurrence alimentaire énorme. Dans une boulangerie, la nourriture est partout — les souris n'ont aucune raison de se précipiter sur un appât.
- Peu de temps pour nettoyer. Manque de personnel oblige, le nettoyage complet quotidien n'est pas toujours possible, ce qui complique autant l'hygiène que l'accès aux points à reboucher.
Notre diagnostic
Le souci n'était pas l'appât, mais la stratégie. Quand des appâts sont mangés sans que la population baisse, c'est qu'on est face à une forte concurrence alimentaire et à un site qui sert d'abri permanent. Miser sur une seule méthode — l'anticoagulant — ne pouvait pas suffire. Il fallait frapper sur plusieurs fronts en même temps.
On a pris le temps du diagnostic, écouté ce que le boulanger observait, repéré les traces et les passages réels. Puis on a posé le bon dispositif au bon endroit — pas juste des postes sur le passage le plus évident.
Le traitement, sur plusieurs fronts
On a démarré par un traitement curatif intensif sur un mois, avec un passage tous les 4 jours, avant de basculer sur le contrat annuel qu'on assure aujourd'hui (deux passages par mois). Concrètement, trois leviers combinés :
- Anticoagulants renforcés. On a gardé l'appâtage, mais en variant les molécules et les formulations pour casser l'accoutumance et contrer une éventuelle résistance.
- Plaques de glu intensives. Posées en zones ciblées et relevées à chaque passage : sur ce site, ça a très bien fonctionné.
- Deux pièges Mimetic. Des pièges à capture multiple, sans poison — parfaits en milieu alimentaire.
Comment marche un piège Mimetic ?
C'est un piège à capture multiple sans aucun poison, qui fonctionne par attraction. On l'appâte au beurre de cacahuète et aux graines ; la souris suit un parcours et grimpe d'étage en étage. Arrivée tout en haut, une trappe s'actionne : elle bascule dans un bac rempli d'un liquide conservateur qui évite les odeurs et permet de stocker plusieurs captures. Le piège se réarme ensuite tout seul. Idéal en boulangerie : zéro produit toxique près des denrées.


Les résultats
Les captures ont parlé d'elles-mêmes. Au début, quand on passait tous les 4 jours, on relevait 15 à 20 souris par boîte Mimetic à chaque visite. Sur les quinze premiers jours, on a sorti environ 80 souris du site. Et il aura fallu à peu près un mois et demi pour rendre la boulangerie complètement clean.


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